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Classification des actes de Radiologie interventionnel

Comment sont classés les actes de radiologie interventionnelle en France ?

La radiologie interventionnelle regroupe des actes médicaux permettant de diagnostiquer ou de traiter une maladie en introduisant, le plus souvent par une petite ponction, une aiguille, un cathéter ou une sonde dans l’organisme. Le geste est réalisé sous le contrôle de l’imagerie : échographie, radiographie, scanner ou parfois IRM.

En France, les activités de radiologie interventionnelle réalisées en établissement de santé sont aujourd’hui organisées selon quatre mentions : A, B, C et D. Cette classification tient notamment compte de la nature et de la complexité des actes réalisés, des risques potentiels et des moyens humains et techniques nécessaires.

Mention A : les actes interventionnels courants

La mention A correspond à une première catégorie d’actes de radiologie interventionnelle réalisés en établissement de santé.

Elle comprend des gestes diagnostiques ou thérapeutiques réalisés sous guidage de l’imagerie, nécessitant un environnement adapté à leur réalisation et à la surveillance du patient.

Mention B : des actes plus spécialisés

La mention B regroupe des interventions nécessitant une organisation et un environnement technique plus importants.

Elle concerne notamment différentes procédures vasculaires et interventions nécessitant l’introduction et le guidage de matériels à l’intérieur des vaisseaux.

Mention C : la radiologie interventionnelle avancée

La mention C concerne des procédures thérapeutiques plus complexes.

Elle comprend notamment certaines techniques avancées d’embolisation, de traitement vasculaire ou de traitement percutané de certaines pathologies.

Ces interventions nécessitent des équipes spécifiquement formées ainsi qu’un plateau technique adapté permettant d’assurer la sécurité du patient avant, pendant et après le geste.

Mention D : les interventions les plus complexes

La mention D correspond aux actes de radiologie interventionnelle nécessitant le niveau d’organisation et d’expertise le plus important.

Il s’agit de procédures complexes nécessitant un environnement hospitalier disposant des équipements, des spécialistes et des possibilités de prise en charge permettant de répondre rapidement à une éventuelle complication.

Et certains gestes peuvent-ils être réalisés en cabinet de radiologie ?

Oui. À côté des quatre mentions réglementaires A à D, la Société Française de Radiologie (SFR) et le Conseil National Professionnel de Radiologie (CNP) ont également identifié une catégorie d’actes de radiologie interventionnelle pouvant être réalisés hors établissement de santé, notamment en cabinet de radiologie.

Il s’agit essentiellement de gestes réalisés sous guidage échographique et/ou radiologique ne nécessitant ni sédation ni anesthésie générale, comme certaines :

  • biopsies superficielles ;
  • ponctions ou évacuations superficielles ;
  • drainages superficiels ;
  • infiltrations articulaires ;
  • infiltrations péri-rachidiennes.

Pourquoi cette classification est-elle importante ?

Pour le patient, cette organisation permet avant tout de s’assurer que chaque intervention est réalisée dans une structure disposant du niveau d’équipement, d’expertise et de sécurité adapté à sa complexité.

Ainsi, un geste relativement simple peut être réalisé dans une structure de proximité, tandis qu’une intervention complexe nécessitera un plateau technique spécialisé et une équipe entraînée.

La classification ne traduit donc pas la gravité de la maladie du patient : elle correspond avant tout au niveau d’organisation nécessaire pour réaliser l’intervention dans les meilleures conditions de sécurité.

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